Joëlle Leconte

Secrétaire de l’association
Professeur d’informatique

Mon parcours

Il me semble avoir eu une vie normale : des études, un travail qui m’intéressait, des enfants.

Je me souviens avoir pris conscience des problèmes écologiques en écoutant René Dumont lors de la campagne électorale de 1974, je ne votais pas encore mais son discours hors norme m’avait frappé. Il parlait de démographie, de déforestation, de l’agriculture… et de l’avenir de l’humanité.

Et puis la vie a continué : les études, le travail, les décennies 80 et 90, explosion de la consommation de masse… mais j’ai voulu croire que les humains ne seraient pas assez fous pour détruire la planète.

Le déclic

Ma conscience s’est réveillée avec la crise financière de 2008, n’ayant plus confiance dans les banques, j’ai commencé par changer pour une banque plus éthique.

Et puis le vrai déclic est venu en 2010 : un  soir d’été où l’information ne devait pas être très dense, un reportage au journal de 20h sur des manifestations d’indiens au Pérou contre une exploitation pétrolière, manifestations réprimées dans le sang.
Les jours suivants : plus d’information à ce sujet, j’ai donc cherché sur Internet et ai découvert le site de l’association Survival et compris la situation des peuples primitifs dans le Monde.
La même semaine, un reportage sur Chanee de l’association Kalaweit et la déforestation à Bornéo pour les plantations de palmiers à huile.
Là, plus de doutes, il fallait que je m’informe, j’ai cherché un livre pour essayer d’en savoir plus sur la situation écologique et je suis tombée (par hasard ?) sur le livre de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le Monde.

J’ai donc commencé à m’intéresser aux problèmes de l’énergie et du climat. Puis assez vite après différentes lectures dont les livres de Jared Diamond, de Daniel Quinn, je me suis rendue compte que tous les problèmes étaient liés : déforestation, démographie, agriculture, climat, énergie… tous liés à notre mode de vie et notre civilisation.
Les réseaux sociaux m’ont dans le même temps permis de voir que je n’étais pas la seule à avoir ce point de vue, de pouvoir échanger sur tous ces sujets et sur l’avenir de l’humanité.

Deux citations qui résument bien ma pensée :

« Pour croire que l’on peut avoir une croissance infinie dans un monde fini, il faut être fou ou économiste. »

Kenneth Boulding

« Vous êtes prisonniers d’un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. »

Daniel Quinn

Voilà pourquoi je fais partie des fondateurs du Comité Adrastia.