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– Actualités –

 

Effondrement : le point de vue de Gaël Giraud, Chef économiste de l’Agence Française de Développement

giraud afd adrastia

 
 

Interview du président de l’association par Le Comptoir.org

 

Conférence Adrastia : Construire un déclin – visible en ligne :

adrastia conférence construire un déclin mignerot

 
 

N’hésitez pas à nous faire parvenir vos projets de groupe local pour l’association Adrastia via le formulaire de contact. Le bulletin d’adhésion est en ligne.


 

– L’association Adrastia –

 

Adrastia vient du grec ancien Adrasteia : « auquel on ne peut échapper »

Adrastée est la nymphe protectrice de Zeus enfant contre le malfaisant Cronos.

 

L’Egypte des pharaons, l’Empire romain, les Khmers de la cité d’Angkor… alors qu’elles se pensaient éternelles, certaines des plus grandes civilisations ont disparu, non pas parce qu’elles avaient perdu leur dernière guerre, mais simplement parce que leur économie avait dépassé les capacités de leur environnement à en supporter les exigences, ou que cet environnement avait trop soudainement changé (climat, déforestation… lire cet article).

Si les périodes de déclin humain ne se sont produites autrefois que localement, ponctuellement, toutes les populations sont aujourd’hui confrontées aux limites de leur adaptabilité. Dans une économie mondialisée et sur une planète isolée elles participent toutes à la surexploitation des ressources et aucune n’est épargnée par les effets du réchauffement climatique.

Selon les modèles et les données auxquels le Comité Adrastia se réfère1, au cours des décennies 2020-2030 même les humains les plus riches ou puissants verront leur niveau de confort et de sécurité baisser. Le déclin qui semble déjà engagé aujourd’hui pour certains pourra alors devenir global.

 

Le Comité Adrastia a pour objectif d’anticiper et préparer ce déclin de façon honnête, responsable et digne.

 

Le manifeste

La déontologie

Rejoindre Adrastia

 

Les principales missions d’Adrastia :

 

Relayer l’information2 sur le déclin de nos sociétés afin d’éviter autant que possible la surprise, la stupeur et l’angoisse, qui pourraient avoir pour conséquences des prises de décisions contre-productives, le repli individualiste et un immaîtrisable chaos.

Solliciter les organes de décision et de pouvoir : il ne semble pas exister de solution pour contourner une rupture structurelle et systémique de nos sociétés. L’évitement des modes d’adaptation contre-productifs et la mise en place progressive et pérenne d’un processus de gestion de crise doivent être envisagés par les instituts de recherche, les industriels, l’Education Nationale, les collectifs d’experts, l’armée, l’Ordre des médecins, les élus locaux, les ministères… en collaboration avec les populations.

 

Les moyens d’Adrastia :

 

Observatoire : recueil des données, suivi des évènements.

Groupes de travail : détection et dénonciation des obscurantismes, penser et dire la négativité (la déplétion des ressources, la réduction du confort, la compression du marché du travail, la déréliction).

 

1 – Modèles et données confrontés aux mesures sur le réel, qui décrivent le monde tel qu’il est, non tel qu’il serait espéré qu’il soit.

 

2 – Lire la déontologie du comité.

 

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Que penser des arguments des climato-sceptiques ? – Jean Poitou

Nous reprenons ici un article de Jean Poitou climatologue et membre de l’association Sauvons le climat, qui fait le point sur les arguments climatosceptiques.

 

Cette vidéo est également une bonne illustration du dérèglement du climat par l’action de l’humain sur son environnement :


Les chiffres du climat comme vous les avez… par universcience-lemonde

 

Les affirmations suivant lesquelles un réchauffement climatique est en cours, qu’il est principalement causé par les gaz à effet de serre émis par les activités humaines, et qu’il est susceptible d’entraîner des conséquences importantes et nuisibles pour l’humanité, sont très largement partagées par les scientifiques spécialistes du climat. Ce triple diagnostic rencontre aujourd’hui la confiance de la grande majorité de la population. Néanmoins il ne fait pas l’unanimité ; des personnalités, généralement extérieures à la communauté des climatologues, doutent de l’impact des activités humaines sur le climat voire même, pour certains, nient l’existence du réchauffement en cours. Ces critiques et négations trouvent un certain écho auprès de leurs auditeurs et lecteurs. Nous nous proposons de répondre de façon synthétique aux principaux arguments le plus souvent avancés, que nous avons regroupés en 4 thématiques.

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Les technologies d’émissions négatives : possibilités et limites – Paul Racicot

carbon budget

 

Dans mon dernier article publié sur Adrastia le 12 février, Reforester pour capter le CO2 anthropique ?, je posais d’entrée de jeu la question suivante : « Planter des arbres, ‘reforester’, est-il une bonne idée pour capter et stocker le CO2 anthropique afin de limiter l’augmentation de la température de la biosphère ? Sûrement. Mais quelle en est la limite, disons, quasi absurde ? »

 

Appuyant mes calculs sur une donnée initiale erronée (« sachant qu’un hectare de forêt permet de capter 3,7 tonnes de CO2 par an »), donnée tirée d’une publication du site de L’OBS avec Rue89, j’en avais déduit, après prise en compte d’autres données et moult calculs, que la surface requise à la reforestation était de une Afrique et un tiers.

Donnée initiale et résultat final furent immédiatement contestés sur la page FB Transition 2030 par Benoît Noël, agronome diplômé :

Le chiffre autour duquel tout ce raisonnement est construit est le chiffre de captation moyenne de 3,7 tonnes de CO2/an par une forêt. À mon avis, il s’agit d’une erreur d’unité : il s’agit plus vraisemblablement de 3,7 tonnes de carbone. (…) Il suffirait donc de reboiser 1,17 milliard d’hectares, soit un gros tiers de l’Afrique

Recalé, je suis donc retourné à ma table à dessin, c.-à-d. à des sources plus sûres que l’article de Rue89 : la littérature scientifique, plus ou moins récente.

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Décroissance : les lois qui s’imposent aux sociétés – Conférence V. Mignerot – UEMSSI

uemssi adrastia

Du 6 au 9 juillet 2016, à Besançon a eu lieu l’Université d’été des mouvements sociaux et de la solidarité internationale (UEMS-SI), organisée par ATTAC, le CRID et Récidev.

Nous remercions les organisateurs d’avoir invité Adrastia à mettre en place une matinée de réflexion autour de la décroissance en lien avec le risque d’effondrement, ces deux thématiques se faisant naturellement écho mais devant être précisées relativement afin qu’elles s’enrichissent l’une et l’autre.

Vincent Mignerot, chercheur indépendant dont les réflexions portent sur la singularité de l’humanité dans un contexte évolutif global, président de l’association Adrastia, a proposé en introduction à cette matinée un exposé sur les relations entre les sociétés humaines et leur environnement sur le temps long, ainsi que sur l’urgence d’agir sérieusement face aux problèmes climatiques et à la crise énergétique.

Merci à Serge Tostain, d’ATTAC 34 pour sa captation et pour le montage de cette vidéo.

Août 2016 – 26 minutes

 

 
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Etonnant non ? – Témoignage sur la collapsologie par Maïa

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La blogueuse Maïa livre son témoignage et partage son vécu lors de sa découverte de la collapsologie.

 

Extrait de son article :

 

“Si l’on en croit cette jeune science, nous serions donc face au terrible constat de l’effondrement de notre civilisation, voire même à la disparition de notre espèce. Et pas dans plusieurs centaines d’années, non. Dans le temps de nos vies actuelles. Ce constat se base sur des chiffres scientifiques rigoureux et de plus en plus généralement admis qui feraient état d’une triple disparition imminente et irréversible :

  • celle des ressources qui sont au cœur de nos technologies : métaux, sable, et tout ce que nous extrayons de notre environnement ;
  • celle des sources d’énergies qui sont à l’origine même de la société moderne : charbon, pétrole,… qui, même s’il en subsistera encore dans les sous-sols, deviendront beaucoup trop chères à exploiter (les autres sources d’énergie ayant un potentiel bien moindre) ;
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Le discours de 1847 qui a prédit le changement climatique induit par l’homme

Un discours oublié d’un membre du congrès américain prévenait du risque d’un réchauffement climatique mondial lié à une mauvaise gestion des ressources naturelles.

Traduction par Leïla Riguet de l’article de Leo Hickman du 20 Juin 2011 sur le site theguardian.com

 

George Perkins Marsh, 1801-1882, an American diplomat, is considered by some to be America's first environmentalist. Photograph: Library of Congress

George Perkins Marsh, 1801-1882, an American diplomat, is considered by some to be America’s first environmentalist. Photograph: Library of Congress

 

Quand nous pensons à la naissance du mouvement préservationniste au 19ème siècle, les noms qui viennent spontanément à l’esprit sont John Muir et Henry David Thoreau, les hommes qui ont écrit sur la nécessité de protéger les régions sauvages à une époque où la notion de «destinée manifeste» de l’humanité  faisait fureur.

Mais un américain bien moins connu – contemporain de Muir et de Thoreau – pourrait s’avérer être la première personne à avoir répandu l’idée aujourd’hui incontestée, que l’être humain peut influencer négativement l’environnement qui lui permet la vie.

George Perkins Marsh (1801-1882) eut une carrière diversifiée. Voici comment l’Université Clark du Massachusetts, qui a nommé un institut en sa mémoire, le décrit :

 

Tout au long de ses 80 années, Marsh a eu plusieurs professions, comme avocat (même si selon ses propres mots il se définit comme « un praticien indifférent »), éditeur de journal, éleveur de moutons, propriétaire de moulin, conférencier, politicien et diplomate. Il s’est aussi essayé à différents types d’entreprises, mais a essuyé un échec retentissant – exploitation de carrières de marbre, investissement dans le chemin de fer, et fabrication de laine.

Il a étudié la linguistique, connaissait 20 langues, a écrit un important ouvrage sur les origines de la langue anglaise, et était connu comme le principal spécialiste en langues scandinaves de toute l’Amérique du nord.

Il a inventé des outils, conçu des bâtiments dont le Washington Monument.

En tant que membre du congrès à Washington (1843-49), Il a aidé à fonder et à diriger la Smithsonian Institution.

Il a été ambassadeur des États-Unis en Turquie pendant cinq ans où il a assisté les réfugiés révolutionnaires et a plaidé pour la liberté religieuse. Il a passé les derniers 21 ans de sa vie (1861-82) en tant qu’ambassadeur des États-Unis du tout nouveau Royaume d’Italie.

Autrement dit, il s’est bien occupé (humour british).  Mais je suis certain que le moment déterminant de sa vie fut le 30 Septembre 1847, quand, en tant que membre du congrès pour le parti Whig (précurseur du parti républicain), il a donné une conférence à la société agricole du comté de Rutland dans le Vermont. (Le discours a été publié un an plus tard). Il s’est révélé être l’étincelle intellectuelle qui l’a conduit à publier en 1864 son ouvrage le plus connu, « L’homme et La nature: La géographie physique modifiée par l’action de l’humain. »

 
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The Adrastia organisation : “We are on the verge of an unprecedented global environmental switch”

 

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The Adrastia organisation works on the overcoming of humanity’s climax. Facing this unavoidable decline, Adrastia intends to provide scientific and social information and thinking, about the big economical and environmental issues, « to better anticipate the systemic degradation of our environment ».

We interviewed its president Vincent Mignerot, about the illusion of an eternal  development, and the forthcoming collapse.

 

 – 

In french : Le Comptoir

Translation : Yves Bodson, Leïla Riguet

 
 

Le Comptoir :

On the beginning of your manifesto, you said, I quote : “the peak of availability, of all the resources necessary to our survival, has been crossed”. Could you briefly expose the arguments underlying this observation ?

Vincent Mignerot :

Until the eighteenth century, humanity evolved filling its needs by the exploitation, almost exclusively of  raw materials, and energetic resources – animal, vegetable, mineral, hydraulic, and wind – available on earth. However, the growth of utilisation of coal and oil pushed us to dig deeper in the ground to fulfil our needs. We moved from a bi-dimensional interaction with environment, to a three-dimensional one.

But the act of digging, to extract the resources is subject to physical constraints that we can summarize like this : “the more we dig, the harder it will be to continue to dig”. The extraction of everything that allows a good functioning of our economy, from hydrocarbons to metals, is leading to a bottleneck : the cost of research for energy and raw materials is everyday higher, because the strains made are higher everyday. Experts call it Energy Returned On Energy Invested (EROEI) or Energy Return On Investment (EROI).

Besides, the exploitation of a deposit always goes through two periods with very different characteristics: a first one, during which the volume extracted increases every day and reaches a “peak” (the Hubbert peak), a second one, during which the volume decreases continually.

We are witnessing nowadays the junction of two limiting factors in our exploitation of the environment in 3D : on one hand the EROEI can only be decreasing, and on the other hand, the getting over of many peaks, in particular for all conventional oils  – whose peak occurred in 2006 – which form the basis of the economic performance of our societies. It is on these models widely used now, and especially on measures that corroborate them, that we ground our arguments to say that the “peak” of availability of all resources necessary for our existence has been crossed.

 

“Physics tells us that energy, is a measurement unit of the possibility of transformation of a system.”

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Édito Adrastia : 40 litres de pétrole = 4 ans de travail

Réduction des budgets de la culture, de la recherche*, loi travail, confrontations violentes entre les forces de l’ordre et la population, blocage des raffineries… comment lier et comprendre ces problématiques ?

 

Si nos sociétés semblent manquer désormais de perspectives, de projets politiques, économiques, sociaux, si elles paraissent même être de plus en plus instables, il faut nous questionner sur l’influence d’une des principales sources de puissance de nos sociétés : l’énergie, et en particulier le pétrole, la ressource la plus performante historiquement et la plus souple d’utilisation.

Selon les experts auxquels Adrastia se réfère, nous vivons aujourd’hui la rencontre de deux facteurs limitant le maintien du statu quo économique, sans parler même encore de développement : d’une part le Taux de Retour Énergétique baisse structurellement, puisque le pétrole est chaque jour qui passe plus difficile à extraire du sol (TRE : ratio d’énergie utilisable acquise à partir d’une source donnée d’énergie), et d’autre part le franchissement de nombreux « pics ». Franchir un pic pour une ressource signifie qu’après lui elle se fera quantitativement plus rare. Le pic des pétroles conventionnels a été franchi au niveau mondial en 2006, nous franchissons au cours des années que nous vivons le pic des pétroles non conventionnels (sables bitumineux, pétrole de schiste).

Nos sociétés se confrontent à l’augmentation du coût de leur approvisionnement en énergie (ce coût n’est pas directement lié au prix de la ressource sur les marchés, lire Gail Tverberg à ce sujet), et l’approvisionnement en volume finira intrinsèquement par baisser, sans retour en arrière possible.

 

Total Energy Use (1965 to 2100)

Estimation de l’évolution des approvisionnements en énergie, pour aller plus loin lire J. Laherrère

 
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An interview with Ugo Bardi

ugo bardi adrastia

 

Ugo Bardi is a researcher and Professor in Chemistry. He contributes to The Oil Drum, is a member of the scientific committee of the Association for the Study of Peak Oil and Gas (ASPO) and author of several books, including one on energy and mineral resources (The Limits to Growth Revisited).

 
 

Our sincere thanks to Mr Bardi for agreeing to talk to us.

Translation: Florence Mitchell

 
 

Adrastia: You have built a theory called The Seneca Cliff. It revisits the Hubbert peak and bell curve though in this case its descent is much steeper than its ascent. Originally this curve applied to oil production. Could you explain in what way it applies to many other key factors of our civilisation?

Ugo Bardi:  The point of the Seneca Cliff is clear to most of us: many things go down faster than they went up. Just think of a house of cards, for instance. It’s one of those obvious things which happens not to be easy to explain according to the fundamentals of physics. In Newton’s time, for instance, everyone knew that apples fell from trees, but the law of universal gravity had yet to be discovered. With the Seneca Cliff we are still in what we could call a ‘pre-Newtonian situation’. Roughly speaking, the curve is observed in systems where there is a kind of correlation between their constituents. It is a ‘‘collective phenomenon’’ typical of systems that are described as complex, for example at times of rapid collective changes in phase transitions, but also in the mechanics of the breakdown of materials, and also when civilisations collapse. Systems are always complex when the internal elements are inter-correlated. Let’s say that if one likes the theory of networks as well as system dynamics modeling there is much fun to be had with them. In fact, it’s so much fun that I am working on a book which will be called The Seneca Cliff and which I hope to publish before the end of the year – perhaps…

 
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Dynamique Homme-Nature (HANDY) : Modélisation des inégalités et de l’exploitation des ressources dans l’effondrement ou la soutenabilité des sociétés

Handy29

Traduction Patrick SOULIGNAC – Loïc STEFFAN

Motesharrei et al. / Ecological Economics 101 (2014) 90–102

Safa Motesharreia,*, Jorge Rivasb, Eugenia Kalnayc

a Faculté de Politiques Publiques et Département de Mathématiques, Université du Maryland; et Centre National de Synthèse Socio-Environnementale (SESYNC)

b Département de Science Politique, Université du Minnesota; et Institute de Société et Environnement Global (IGES)

c Département de Science Atmosphérique et Océanique et Institut de Science Physique et Technologie, Université du Maryland

* Auteur correspondant. Adresses e-mail : ssm@umd.edu (S. Motesharrei), jorgerodrigorivas@gmail.com (J. Rivas), ekalnay@atmos.umd.edu (E. Kalnay).
 

Mots-clés:

Dynamique homme-nature
Effondrement sociétal
Capacité porteuse
Dépassement contre soutenabilité
Inégalités économiques
Pression écologique

http://dx.doi.org/10.1016/j.ecolecon.2014.02.014

0921-8009 © 2014 The Authors. Published by Elsevier B.V. Open access under CC BY license.

Accéder au pdf HANDY-Fr-PS-LS

Note de traduction : Nous avons choisi de traduire le terme commoner par citoyen pour le faire correspondre à la variable. Le terme exact est roturier. Il faut entendre le terme citoyen au sens de personne appartenant au peuple. La présente traduction est validée par les auteurs.

 

Résumé

Une préoccupation répandue affirme que la tendance actuelle de l’exploitation des ressources n’est pas soutenable, mais la possibilité même d’un dépassement/effondrement demeure l’objet de controverses. Les effondrements se sont produits fréquemment dans l’histoire, souvent suivis par des siècles de déclin économique, intellectuel et démographique. De nombreux phénomènes naturels ou sociétaux ont été évoqués pour expliquer ces effondrements particuliers, mais les explications générales demeurent évasives.

Dans cet article, nous avons conçu un modèle dynamique des populations humaines en additionnant les richesses accumulées et les inégalités économiques sur la base d’un modèle prédateur-proie concernant les humains et la nature. La structure du modèle et les scénarii simulés, qui offrent des implications significatives, sont explicités. Quatre équations décrivent l’évolution des Élites, des Citoyens, de la Nature et de la Richesse. Le modèle montre que la stratification économique ou la pression écologique peuvent conduire indépendamment à un effondrement, en accord avec les données historiques.

La mesure de la « capacité porteuse » a été développée et son estimation s’est révélée être un moyen pratique pour la détection précoce d’un effondrement. Les mécanismes qui conduisent aux deux types d’effondrement sont discutés. Les nouvelles dynamiques de ce modèle permettent aussi de reproduire les effondrements observés durant l’histoire. L’effondrement peut être évité, et la population peut atteindre un point d’équilibre au maximum de la capacité porteuse de la nature, si le taux d’épuisement de celle-ci est réduit à un niveau soutenable et si les ressources sont réparties équitablement.

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